Partager l'article ! Jour 2: Levé 6H. Départ 7h30 le ventre vide (le petit déjeuner pas servi avant 8h30...), nous déjeunerons plus tard sur la route. Il faut pou ...
Levé 6H. Départ 7h30 le ventre vide (le petit déjeuner pas servi avant 8h30...), nous déjeunerons plus tard sur la route. Il faut pousser les 2 voitures pour sortir du parking en sous-sol de
l'hôtel. En 30 secondes on respire l'équivalent d'une semaine d'air parisien en fumée d'échappement.
Tolède, Grenade: des oliviers plantés à perte de vue. Parfois un champ de coton, des vignes au ras du sol. La voiture peine dans les montées: le poids de la carcasse et du chargement se fait
sentir (60Km/H dans les montée parfois) : vas-y Titine c'est ton dernier passage profites du paysage !
Aux alentours de Grenade, manger dans un 2 étoiles à côté de l'autoroute, formule à 9€, copieux repas difficiles à finir, WC impécables. Les resto en Espagne sont vraiment bon marché, En
France l'équivalent n'est pas à moins de 11€ et c'est souvent moyen.
Il est 14H, on doit être au bateau à Algeciras vers 16h30. Il a plu mais le temps semble se dégager. La merco a bcp de mal dans les montées: 3ème vitesse souvent à 50Km/H. Les autres avec la R21
sont obligés de ralentir pour ne pas nous perdre. Même si la R21 crache souvent un gros nuage noir, elle est beaucoup plus courageuse que la notre... Et puis tant que c'est noir, c'est
plutôt bon signe, blanc ça voudrait dire que c'est le joint de culasse, et là: c'est la fin des haricots.
15H: EL MAR !!! Sous nos yeux Malaga en contre-bas et derrière la Méditerranée qui se confond avec le ciel. Arrêt à Marbella lieu célèbre de la Costa del Sol connus pour ses yatchs de
millionaires et ses immeubles en front de mer. La moindre parcelle est soit construite, soit en cours de construction.
Achat des billets pour la traversée, à chaque aire de repos entre Malaga et Algéciras, un petit Algeco EUROFERRYS on nous renseigne sur les prix. On a de la chance, en ce moment c'est la
promotion pour 3 personnes et 1 voiture : 114€. OUCH ça fait mal au portefeuille, qu'est-ce que ça doit être en pleine saison (compter 200 €) ?! 2 choix Tanger ou Ceuta: comme nous dormons
à Tanger, on choisi la formule la moins cher mais qui part plus tard (22H).
En attendant le Ferry, on en profite pour faire des courses à "Al Campo" (Auchan pour les incultes).
18H30, vue sur le rocher de Gibraltar.
Arrivée au port d'Algeciras vers 19h.
Notre passage est à 22h, nous avons trois heures à tuer. Ne sachant pas quoi à faire, on décide quand même de prendre la direction du port pour l'embarquement. Une fois arrivé, on est pris en
charge, les billets contôlés une première fois et on nous propose de passer par le bateau de 20h : cool! la traversée étant de 35 minutes, les deux heures en moins pour le Maroc et on sera à
Tanger vers 19h, de quoi avoir largement le temps de trouver l'hotel et de se restaurer...
Après une vérification des passeports on nous met dans la file. On rentre les voitures dans la soute, beaucoup d'espagnols d'origine marocaine avec nous, des ambulanciers sénégalais, quelques
français probablement convoyant une voiture comme nous. Le bateau est à l'heure et à 20h on appareille.
Le bateau n'a qu'un seul pont, mais le grand salon est vaste. De toute manière il n'y a pas beaucoup de monde. On remplit les papiers d'admission pour le Maroc, un gratte papier dégarni prend nos
passeport.
On nous a indiqué prendre place à bord d'un bateau rapide mais au lieu de 35 min de traversée, c'est en fait 1h30 ! Première déconvenue, on arrive donc vers 21h30.
On remonte dans les voitures, c'est l'embouteillage, les gens font n'importe quoi. Ils n'attendent pas le mot de l'équipage pour commencer à sortir les cales sous les roues, démarrer et s'enfiler
les uns derrière les autres. Ca bouchonne, et les gens commencent à s'ennerver, un ou deux coup de klaxon, appels de phare, injures en arabe... jusqu'au final : une cacophonie d'avertisseurs
sonores résonne dans toute la cale. Ca finit par se débloquer, on s'avance sur le pont de débarquement, et en fait c'est la que la galère commence...
Direction l'arrivée des voyageurs, un grand parking, une cinquantaine de voitures quelques mouvements mais vu qu'il n'y a que trois files, ça n'avance pas beaucoup. Un type, dans les 25 ans, nous
demande les papiers du véhicule et le passeport de tibo. Il remplit quelques papiers puis nous rend les documents, tout d'un coup son change brutalement et le type nous sort : "bon maintenant 10
euros personne, donner, vous comprendre, vous partagez, allez, allez, 10 euros par personne vite !!!".
Apparament le backsich c'est pour aller plus vite, pas backsich, nous reste bloqués. Bon on le savait, ici sous la moindre casquette, derrière la moindre tunique, revetant une quelconque
autorité, il y a le business : faut s'y faire, c'est comme ça partout ici, mieux vaut l'accepter sans broncher même si ça nous empeche pas de négocier le cout du passage, mais c'est vrai qu'on
s'y attendait pas sitôt, avant même d'avoir posé le pied : bienvenue en Afrique !
Malgré les efforts de notre guide, qui va nous faire changer de file plusieurs fois, bloquer les autres voitures, pour nous faire passer : reculer, avancer, stop, serrer à gauche, droite, tout ça
mimer avec les mains, parfois accompagné d'un français matiné d'un peu d'espagnol, "allez, allez amigo !". On finit par nous immobiliser juste devant la sortie, la voiture contre la grille. On
nous oublie là un bon moment, on ne sait pas ce qu'on doit faire, personne ne vient nous voir.
Jean marie et Julie sont juste derrière, le ventilateur de la R21 vient de les lacher et la voiture commence à chauffer. Dans la file à côté un européen, avec une tête de hollandais commence à
s'impatienter, se passe la main sur le visage, surtout ne pas montrer de signe d'ennervement, sinon on est bons pour monter la tente. On finit par interpeller un douanier qui n'avait pas l'air de
nous avoir remarqués. Il prend les papiers et s'en va. Au bout de dix minutes il finit par revenir tout est en ordre, allez cette fois c'est bon, on peut enfin décoller.
On aura poireauté une heure et demie à faire du surplace moteur allumé à respirer les gaz d'échappement.
Arrivée à l'hotel, petit pic nic sympathique dans une des chambres, au menu : saucisson, foie gras et vin rouge !! Le vin est fait par les parents de Julie, vignerons à Quinsac... le monde est
petit :)
On recule nos portables de deux heures, on met les réveils à 8h heure locale et dodo, tout le monde est crevé, on dort comme des souches.